Archive pour avril, 2007


      

Google complète sa suite office avec Presentations

Google vient d’annoncer le rachat de Tonic Systems, une société basée à San Francisco et spécialisée dans les créations et la gestion de présentations Java.

Il est d’ailleurs intéressant de voir que l’ancien positionnement de Tonic Systems avant le rachat était « Les spécialistes des présentations PowerPoint Ajax », probablement un petit clin d’œil involontaire au frère ennemi Microsoft.

Ce nouveau produit ira tout naturellement enrichir l’offre « Office » online de Google, avec , Documents, et Gmail.

La sortie de ce logiciel est prévue pour cet été.

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Google signe un partenariat avec Clear Channel Radio

Google continue d’expérimenter sa plateforme de publicité dédiée à la radio et vient d’annoncer qu’il venait de signer un partenariat de plusieurs années avec le groupe de radio le plus important des USA, .

Le contrat permettra à Google de disposer d’espaces publicitaires de 30 secondes afin de les proposer à ses annonceurs, qui pourront ainsi diffuser leurs publicités sur une ou plusieurs des 675 stations de radio que compte le groupe, soit une audience estimée a 110 millions d’auditeurs par semaine.

Les radios de Clear Channel vont avoir accès Ă  un tout nouveau groupe d’annonceurs Ă  travers un nouveau canal de vente, et Google va pouvoir proposer une nouvelle fonctionnalitĂ© Ă  ses annonceurs” a dĂ©clarĂ© John Hogan, Chief Executive Officer de Clear Channel Radio.

Clear Channel est le leader du marchĂ© et offre de la valeur Ă  ses auditeurs et ses annonceurs en ayant créé une plateforme innovante pour gĂ©rer la publicitĂ© audio” a poursuivi . “Nous allons travailler avec Clear Channel Radio pour dĂ©velopper un service unique pour les annonceurs et un système qui amĂ©liorera l’efficacitĂ© et les performances des campagnes entre publicitaires et auditeurs ” a-t-il conclu.

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La polémique suite au rachat de DoubleClick par Google

Microsoft soutient une campagne de protestation suite au rachat de la régie publicitaire par . Le motif invoqué par le géant de Redmond est que cette acquisition par le numéro un mondial de la recherche créerait inéluctablement une situation de monopole sur le marché de la publicité en ligne.

La polémique est née du fait que DoubleClick possède de nombreuses informations financières sur ses clients, données stratégiques que Google pourrait décider d’exploiter à son avantage.

Rappelons que DoubleClick sert d’intermédiaire entre annonceurs et diffuseurs sur Internet et est le leader dans le contenu interactif, le Rich Media et le tracking des utilisateurs sur la toile.

Mark May, analyste chez Needham & Co, a déclaré que « Google se devait de procéder avec précaution si il voulait éviter toute polémique suite à cette nouvelle acquisition ».

D’après certaines estimations, l’association de Google et DoubleClick permettrait à Google de contrôler plus de 80% du marché de la publicité en ligne.

Aujourd’hui, Brad Smith, vice-prĂ©sident et conseiller gĂ©nĂ©ral de , s’inquiète dans un communiquĂ© : « Cette offre de rachat soulève de sĂ©rieuses inquiĂ©tudes concernant la concurrence et la protection des donnĂ©es. En cela, elle donne au couple Google/Doubleclick un contrĂ´le sur la publicitĂ© en ligne sans prĂ©cĂ©dent et un accès Ă  une Ă©norme quantitĂ© d’informations sur les consommateurs en traquant ce qu’ils font en ligne. Nous pensons que cette fusion mĂ©rite un examen minutieux des autoritĂ©s de rĂ©gulation pour prĂ©server la concurrence du marchĂ© de la publicitĂ© en ligne. »

« Le marché de la publicité est extrêmement compétitif et dynamique, et avec ou sans DoubleClick, Google ne sert qu’une fraction de ce marché », a déclaré un porte-parole de chez Google.

Cette acquisition doit encore recevoir l’approbation des autorités de régulations américaines dans les prochaines semaines avant d’être finalisée.

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Google rachète DoubleClick pour $3,1 milliards

google-rachete-doubleclick.pngLa rumeur allait bon train mais c’est maintenant officiel, Google, avec le rachat de la régie publicitaire signe le plus gros deal de son histoire. Mais pour comprendre cette acquisition, revenons sur les débuts de DoubleClick, l’une des premières régies Internet du 20e siècle.

DoubleClick, créée en 1996 par Kevin O’Connor et Dwight Merriman a Ă©tĂ© l’une des toutes premières rĂ©gies sur Internet Ă  proposer la vente d’espaces publicitaires Ă  ses clients avec outils d’analyse des performances. BĂ©nĂ©ficiant de l’engouement de la bulle Internet, la sociĂ©tĂ© a vu ses profits s’envoler littĂ©ralement pour devenir quelque temps plus tard une compagnie valant plusieurs milliards de dollars.

En 1999, DoubleClick rachète Abacus Direct, une agence spécialisée dans le stockage de données utilisateurs et commence alors à inquiéter la communauté Internet qui craint une exploitation des données confidentielles dans le but de les revendre à des tiers.

En Juillet 2001, Kevin Ryan, alors Chief Executive Officier de DoubleClick, donnait une interview au JDN. Extraits choisis :

Vous considérez-vous comme un leader?
Sur notre mĂ©tier de “Marketing infrastructure”, nous sommes de loin les leaders et nous pesons quatre Ă  cinq fois plus que le deuxième. Mais il faut tous les jours continuer Ă  investir, crĂ©er de nouveaux produits et prendre des risques, parce que ça peut changer très vite. C’est pour ça qu’on reste agressifs et ambitieux.

Quel regard portez-vous sur l’industrie de l’Internet en gĂ©nĂ©ral? Vous affirmez souvent que ses bases sont solides…
Oui, elles sont solides, mais il y a trop de sociĂ©tĂ©s pour l’instant. Beaucoup vont fusionner ou tomber en faillite. C’est Ă©videmment un processus assez difficile et il n’est pas terminĂ©. Mais pour l’industrie, il est mieux d’avoir des sociĂ©tĂ©s assez solides pour investir et ayant de bons produits.

Avec les inquiĂ©tudes grandissantes de la communautĂ© Internet sur la protection des donnĂ©es personnelles, la naissance de “class-action lawsuits” et l’eclatement de la bulle Internet qui approche, DoubleClick commence Ă  enregistrer des pertes financières et rĂ©duit ses effectifs en 2001. La sociĂ©tĂ© rĂ©sistera cependant Ă  l’explosion de la “bulle”.

En 2005, le fond de pension américain Hellman & Friedman, alors actionnaire majoritaire, négocie la revente d’Abacus à Epsilon Interactive.

Le 13 Avril 2007, Google rachète DoubleClick et par la même occasion l’une des plus grandes bases de données utilisateurs au monde. Avec les outils développés par DoubleClick comme la technologie DART, Google, espère ainsi tirer profit des dernières innovations et du savoir faire de DoubleClick en terme de publicités interactives, de gestion de campagnes en ligne et d’utilisation de Rich media.

« Notre vision a toujours été de rendre la publicité sur Internet meilleure, moins intrusive, plus performante et plus utile. Avec DoubleClick, Google va rendre l’Internet plus efficace pour les utilisateurs, annonceurs et diffuseurs », a déclaré , co-fondateur et président de Google.

Aujourd’hui encore, la société DoubleClick bénéficie d’une mauvaise image sur Internet due à sa politique de gestion des cookies qui enregistrent les habitudes et le comportement des internautes dans l’objectif de revendre les informations aux clients. D’ailleurs, de nombreux logiciels anti-pub considèrent aujourd’hui les cookies de DoubleClick comme des spyware.

DoubleClick compte actuellement 1,200 employĂ©es, 17 bureaux repartis dans 10 pays et plus de 1,500 clients parmi lesquels Microsoft, General Motors, Coca-Cola, Motorola, L’Oreal, Palm, Visa USA, Nike, Ford et Carlsberg.

Lire le CP

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Viacom choisit Yahoo au détriment de Google

Le groupe de média a annoncé aujourd’hui sa décision : a été choisi comme partenaire pour la recherche et la publicité et sera présent sur 33 des sites du réseau. Le contrat pourra d’ailleurs s’étendre aux 140 sites que le réseau Viacom compte si l’expérience est concluante.

D’après , l’ensemble des sites du réseau Viacom ont été vus par plus de 75 millions de visiteurs uniques en Février dernier.

“Yahoo! a fait un grand pas en avant dans sa recherche de nouveaux systèmes marketing”, a dĂ©clarĂ© Philippe Dauman, President de Viacom. “Nous ne pouvions pas ĂŞtre plus heureux d’avoir Yahoo comme partenaire et nous cherchons Ă  accroĂ®tre notre partenariat encore davantage sur le long terme”, a-t-il ajoutĂ©.

Naturellement, plusieurs éléments font penser que Viacom n’avait pas réellement d’autres choix. Tout d’abord, actuellement en délicatesse avec Google, qu’il vient d’attaquer pour des problèmes de copyright liés à , le groupe de média ne pouvait raisonnablement pas se tourner vers le géant de Mountain View, bien que sa plateforme publicitaire soit l’une des meilleures du marché. Les acteurs de la publicité en ligne n’étant pas très nombreux, il aurait resté comme choix , mais sa plateforme est loin d’être la plus performante.

Yahoo pourra ainsi compter sur ce partenariat pour promouvoir la nouvelle mise à jour de sa plateforme publicitaire, nom de code « Projet Panama ».

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