22 mar, 2007
Conscient des limites de son système de liens sponsorisés qui facture un annonceur pour chaque clic effectué, Google cherchait depuis un petit moment déjà à développer un système ou l’annonceur ne serait facturé que lorsque l’internaute effectue une action précise.
Voila chose faite, avec le lancement d’un nouveau service qui sera prochainement intégré aux plateformes Adsense et Adwords.
Aujourd’hui, chaque annonceur qui utilise Google Adwords pour diffuser ses publicités sur les sites de Google et sur son réseau de partenaires (Membres Adsense) se voit facturer un certain montant à chaque clic sur la publicité. Le problème avec ce système est qu’il est difficile de mesurer le ROI (Return On Investment) de chaque campagne en ligne. De plus, la fraude au clic peut rebuter les plus sceptiques.
Grace à ce nouveau système, dit de Pay-Per-Action (Paiement à l’action), chaque annonceur pourra déterminer pour quelle action il souhaite être facturé par Google. Cela pourra prendre la forme d’un remplissage de formulaire, l’achat d’un produit ou l’abonnement à une newsletter. L’annonceur choisit le montant qu’il désire attribuer pour chaque action réalisée.
Les diffuseurs décident ensuite quelles campagnes ils souhaitent diffuser sur leurs sites, en fonction de l’action définie par chaque annonceur, et naturellement du prix fixé par ce dernier lorsque l’action est accomplie.
Ce système est actuellement en version béta et n’est valable que pour les Etats-Unis, le temps pour Google de roder sa plateforme. Notons cependant que ce système n’est pas destiné à remplacer intégralement le système actuel de liens au coût-par-clic, mais viendra plutôt compléter l’offre publicitaire de Google.
Pour les annonceurs, le service se nomme pour l’instant Per-Per-Action (Beta).
Pour les diffuseurs, il se nomme Adsense Referrals Beta.
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31 oct, 2006
A l’occasion de la venue de Shuman Ghosemajumder à Paris, responsable produit chez Google et spécialiste interne de la fraude au clic, le moteur de recherche californien en a profité pour faire le point sur un des sujets actuels les plus sensibles, la fraude au clic sur le marché des liens sponsorisés.

Le cabinet d’études Outsell avait déjà soulevé cet épineux problème en annonçant un taux de fraude au clic sur le marché des liens sponsorisés de 15 %, équivalent à une perte de 800 millions de dollars pour les annonceurs sur un marché pesant $5,5 milliards (lire La fraude au clic estimée à 800 millions de dollars en 2005).
“La fraude au clic est certes un risque majeur, mais nous faisons le nĂ©cessaire pour qu’il reste un problème mineur“, a dĂ©clarĂ© Shuman Ghosemajumder, avant de poursuive par “notre système filtre l’essentiel des clics non valides et des clics frauduleux, qui ne sont ainsi jamais facturĂ©s aux annonceurs“.
Le challenge ici pour Google est de réussir à préserver l’intérêt des annonceurs en veillant à ce que leur Retour Sur Investissement (ROI) par campagne ne chute pas suite à des clics frauduleux, c’est-à -dire des clics qui n’ont pas pour objectif l’achat ou la recherche d’information.
Pour cela, Google annonce plusieurs niveaux de filtres. «Nous avons regroupé plus d’une centaine de critères pour définir un modèle statistique. Si nous observons une déviation manifeste entre notre modèle et la réalité nous filtrons automatiquement le clic. Si la déviation est plus fine, nous passons au troisième niveau de contrôle avec une validation manuelle. Enfin, si un doute persiste, nous pouvons déclencher une enquête pour répondre à la demande d’un annonceur», a déclaré Ghosemajumder. Ainsi, Google annonce que 95% des clics frauduleux seraient détectés lors du premier filtre.
Rappelons enfin que l’essentiel du business model de Google repose sur ses plateformes de liens sponsorisées Adwords et Adsense avec plus de 95% de son chiffre d’affaires généré. On comprend ici l’importance pour Google de communiquer sur les moyens de lutte contre la fraude, tant le risque de perdre des annonceurs devient grand.
Articles connexes sur la fraude au clic :
- Google prend des mesures contre la fraude aux clics
- La fraude au clic estimée à 800 millions de dollars en 2005
- Google cherche à diversifier son business model avec le Coût-Par-Action (CPA)
- Le taux de cliques frauduleux passe sous les 14 %
- Google : un modèle économique trop dépendant de la publicité
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26 juil, 2006
Face à la fraude aux clics qui représente d’après les dernières études plus de 14 % de l’ensemble des clics sur les liens sponsorisés, Google a décidé de prendre le taureau par les cornes en proposant à ses annonceurs, les premières victimes de cette fraude, d’intégrer à son service Adwords ce paramètre longtemps sous-estimé.
Ainsi, chaque annonceur a maintenant la possibilité d’évaluer le taux calculé par Google dans ses rapports marketing. Le montant estimé de la fraude est donc naturellement retiré du montant que devra verser l’annonceur au moteur de recherche.

blog.outer-court.com
Rappelons que si Google est autant attentionné avec ses annonceurs, c’est pour une bonne et simple raison. En effet, l’essentiel du business de Google est encore très fortement dépendant de son système de liens sponsorisés, puisque ce dernier représente (encore!) plus de 95 % du Chiffre d’Affaires de la société Californienne. Après de nombreuses plaintes des annonceurs vis-à -vis du ROI (Retour Sur Investissement) difficilement calculable, Google se devait d’agir. Reste un problème, Google calcul lui-même le taux de clic frauduleux estimé. Par souci de transparence, n’aurait-il pas été plus honnête de passer par une société tierce qui puisse évaluer ce même taux de manière indépendante?
Pour le moment, l’option n’apparait pas dans mon compte Adwords.
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7 juil, 2006
Une information publiée par le Financial Times hier nous apprend que le montant de la fraude au clic pour 2005 est estimé à quelque 800 millions de dollars US, sur un marché de 5,5 milliards de dollars.
L’étude menée par la société Outsell indique que plus d’un quart des annonceurs auraient ainsi réduit leur dépense dans les campagnes marketing utilisant les liens sponsorisés. Le taux de clic frauduleux serait estimé à 14,6 %. Les trois géants d’Internet que sont Yahoo, MSN et Google sont les premières victimes de cette fraude massive, ce qui les poussent à étudier d’autres méthodes que le traditionnel CPC (Coût-Par-Clic) en envisageant notamment le Cout-Par-Action, comme nous en parlions dans notre article Google cherche à diversifier son business model avec le Coût-Par-Action (CPA).
Source John Battelle SearchBlog, « Clickfraud cost an est. $800m last year », le 6 Juillet 2006.
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1 mai, 2006
News.com nous apprend aujourd’hui que le taux de cliques frauduleux basé sur les liens sponsorisés de type Adwords de Google et Overture de Yahoo est passé en dessous de la barre des 14 %.
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