Archive pour Google Checkout


      

Google Checkout interdit sur eBay

eBay a décidé de ne pas intégrer le nouveau service de paiement en ligne Google Checkout à sa plateforme de vente.

 

Le premier site mondial de vente aux enchères a en effet mis à jour sa liste de moyens de paiement autorisés sur sa plateforme. La raison invoquée par eBay pour justifier du bannissement de Checkout est que tout service pour être accepté doit pouvoir justifier d’assez d’ancienneté et donc d’expérience dans le domaine du paiement en ligne. Google a répliqué en déclarant qu’il bénéficiait déjà d’une expérience significative dans le paiement en ligne avec ses produits Adwords et les services premiums, comme ceux de Google Video Store.

Nul doute qu’eBay veuille protéger son Paypal du nouveau service de Google. Quoi qu’il en soit, si les relations entre les deux géants de l’Internet étaient déjà tendues, cette affaire ne devrait pas arranger les choses.

Source Auctionbytes.com, «eBay Bans Sellers from Using Google Checkout », par Ina Steiner le 6 Juillet 2006.

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Lancement du système de paiement Google Checkout

Un nouveau concurrent pour Paypal ?

Nous en parlions il y a peu, et c’est chose faite. Google vient de sortir son sytème de paiement en ligne Google Checkout. Attendu depuis plusieurs mois, ce nouveau service devrait permettre Ă  Google d’offrir aux internautes une alternative au très cĂ©lèbre Paypal d’eBay…et aux modes de paiement classiques.

Attendu sous le nom de Google Gbuy, Google Checkout ne devrait pas être en réalité une plateforme de paiement du type Paypal, mais plutôt un portefeuille électronique permettant de simplifier le processus de vente. Le vendeur partenaire de Google pourra ainsi proposer sur son site de payer directement avec son compte Google Checkout et le numéro de votre carte bancaire enregistré dans votre compte.

Les avantages de ce système sont selon Google :

- La facilité : un gain de temps lors du processus d’achat. L’internaute, une fois son compte créé, n’a qu’à se connecter à son compte Google Checkout pour passer commande. Il n’est donc plus nécessaire de remplir un formulaire pour chaque marchant.
- La sécurité : Google annonce que son système protège de la fraude et des marchants peu scrupuleux (reste � savoir comment).
- La confidentialité : pas de communication sur votre adresse email ni sur votre numéro de carte bancaire. Il n’est donc plus nécessaire de communiquer vos informations personnelles à des tiers.
- L’historique des paiements : en vous connectant à votre compte Google, vous pourrez accéder à tout l’historique de vos achats.
- La complémentarité : possibilité d’utiliser son compte pour des achats chez les marchants mais également pour les produits Google (Video Store, Google Base, Picasa, etc).

Chaque marchant qui possède un compte Adwords pourra ainsi intégrer Google Checkout sur son site et indiquer sur son annonce Adwords qu’il accepte ce mode de paiement.

Un point sur le marché du paiement en ligne

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PDM paiement en ligne (WSJ)

D’après une étude Celent Communications, le paiement par cartes de crédit via les sites de commerce en ligne devrait continuer à baisser en faveur d’autres moyens de paiement alternatifs tels que les portefeuilles en ligne et autres cartes privatives (Paypal, Click & Buy ou encore Bill Me Later). De 96 % en 1999, la part de marché des cartes de crédit ne devrait pas dépasser 50 % du volume des transactions en 2009. Cette tendance s’explique en grande partie par le fait que les moyens de paiement alternatifs reviennent moins cher aux marchants que la gestion de cartes bancaires et n’imposent pas de plafonnement des paiements [1].

Concernant le dynamisme du marché, Paypal a annoncé avoir enregistré une croissance annuelle de 47 % au premier trimestre 2006, avec un total de 105 millions de comptes ouverts dans le monde. Le volume des paiements est quant à lui en croissance annuelle de 41 %, à 8,8 milliards de dollars sur la même période [2]. Il est intéressant de noter que Paypal, dont le modèle économique était initialement centré sur eBay et son système de ventes aux enchères, a su diversifier ses activités à tel point qu’aujourd’hui, 30 % des revenus Paypal serait réalisé en dehors des transactions sur eBay. De quoi attirer bien des convoitises.

Google Checkout VS Paypal

D’après Search Engine Watch, Google devrait prendre une commission de l’ordre de 2 % auprès des marchants sur chaque vente, plus 20 cents pour toutes transactions passant par sa plateforme de paiement Google Checkout. C’est moins que le taux de Paypal, qui prend une commission de 2,9 % (dégressive) et 30 cents par transaction. Bien que Paypal s’appuie sur un formidable levier qu’est eBay, Google devrait pouvoir compter sur sa notoriété, sa communauté d’utilisateurs et ses annonceurs adwords pour rafler des parts de marché dans ce secteur en pleine expansion. Cependant, Google pourrait être tenté de cibler plus précisément les commerçants en ligne plutôt que les transactions entre consommateurs (C to C), qui est la force de Paypal. Google Checkout n’est donc pas le Paypal killer que tout le monde annonçait, mais devrait significativement empiéter des parts de marchés sur le service de paiement d’eBay, en proposant un nouveau mode de paiement simple et sûr.

Google Checkout dans la stratégie de Google

A travers le lancement de ce nouveau service, Google espère d’une part fidéliser sa clientèle d’utilisateurs en proposant un ensemble de services toujours plus complet, et d’autre part accéder à de nouveaux marchés, afin de diversifier ses revenus et acquérir de nouveaux utilisateurs, futurs clients potentiels pour ses nouveaux services, payants notamment. Ainsi, les marchants utilisant Google Checkout et Adwords pourraient se voir accorder certaines remises. Afin d’assurer la promotion de son service et attirer les nouveaux utilisateurs, Google devrait offrir à ses premiers clients des remises sur leurs achats effectués.

L’arrivé de Google Checkout devrait permettre à Google d’associer son système de paiement à ses nombreux services tels qu’Adwords, Adsense, Google Video Store ou encore Google Base. Cependant, on peut se demander si Google Payment Corp, l’entité initialement créée par Google pour gérer les transactions de son service Google Video Store va perdurer, étant donné la similitude des deux services et l’évolution probable de Google Checkout.

- Accéder au service Google Checkout

Pour plus d’information, lire notre dossier Google Payment : vers une plateforme e-commerce (Mars 2006)

[1] www.internetretailer.com, “Credit cards are losing online market share to alternative payment options“, le 1er Juin 2006

[2] www.journaldunet.com, “Paiement en ligne : la carte bancaire montre ses limites“, le 11 Mai 2006.

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Google Payment : vers une plateforme e-commerce ?

Afin de proposer une offre performante et simple à ses utilisateurs, Google pourrait être tenté de compléter ses services par la création d’une plateforme d’e-commerce, comme le soulignait en juin 2005, une édition du Wall Street Journal, qui indiquait que Google envisageait de lancer avant la fin de l’année un service de paiement électronique, sur le modèle de PayPal.

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Google Payment : vers une plateforme e-commerce ?

Afin de proposer une offre performante et simple à ses utilisateurs, Google pourrait être tenté de compléter ses services par la création d’une plateforme d’e-commerce, comme le soulignait en juin 2005, une édition du Wall Street Journal, qui indiquait que Google envisageait de lancer avant la fin de l’année un service de paiement électronique, sur le modèle de PayPal.

Le service Paypal, service acheté par eBay, permet à un internaute de régler ses achats en passant par un intermédiaire, le service PayPal. L’intérêt de ce système de paiement en ligne est triple : il peut intéresser tout autant un acheteur qu’un vendeur et il apporte une garantie de paiement. Par ailleurs, il se détache des conversions de devises, étant « transcontinental » et le dépositaire d’un compte peut l’alimenter soit directement avec sa carte bancaire, soit par virement. Google se disait à l’époque que l’intérêt d’une telle offre serait multiple. Elle pourrait apporter un service supplémentaire à ses clients tout en prélevant une commission à chaque opération. Par ailleurs, Google pourrait se rapprocher des sites d’e-commerce en leur proposant une prestation complémentaire à la publicité contextuelle et aux liens sponsorisés. Ce nouveau service de paiement électronique pourrait donc être une nouvelle source de revenu pour Google.

Ainsi, entre le mois de juin 2005 et la fin de l’année, beaucoup de rumeurs ont circulé au sujet de la mise au point par Google de son propre système de paiement en ligne. En janvier 2006, l’entreprise a mis fin à ces rumeurs en dévoilant son service qui pourrait bien devenir le grand concurrent de Paypal. Suite au lancement de Google Video Store, Google a donc créé un système baptisé Google Payment. Il est très difficile, en effet, de se lancer dans le commerce de vidéo à la demande sans disposer d’un moyen de paiement en ligne sécurisé. Pour payer, il suffit de disposer d’un compte Gmail et de saisir les coordonnées de sa carte bancaire, qui seront conservées par Google pour faciliter les paiements suivants. Google ne prélève aucune commission (contrairement à Paypal qui prend 3% sur la transaction) mais se partage les revenus avec les éditeurs des différentes vidéos.

Pour le moment, Google Payment ne fonctionne qu’avec Video Store, mais on peut supposer qu’il devrait être étendu à d’autres services comme Google Earth, Google Base ou les liens sponsorisés (Adwords et Adsense).

Google est en effet en train de déployer discrètement sa solution de paiement. Après avoir crée Google Payment Corp, le groupe américain serait actuellement en train d’ouvrir sa solution à des tiers en la testant auprès de plusieurs dizaines de commerçants électroniques. Selon des informations parues dans le Wall Street Journal dans son édition du 6 février 2006, ce système initialement connu sous le nom de « Google Wallet » ou « Google Purchase » aurait finalement été baptisé « Gbuy ». Tout comme Paypal, il se présenterait comme un tiers de confiance, capable de facturer les internautes et de rémunérer les marchands.

Il est clair qu’aujourd’hui, Google souhaite entrer dans le marché ultra-lucratif du paiement en ligne. Paypal, qui représente 24 % de ce marché selon le cabinet Celent LLC, a contribué à hauteur de 304 millions de dollars aux revenus d’eBay sur le dernier trimestre de 2005, soit environ 23 % du chiffre d’affaires du leader mondial de la vente aux enchères sur Internet[1]. Alors que le commerce en ligne poursuit sa croissance (+ 25 % en 2005 aux Etats-Unis d’après E-Marketer, + 49 % en France d’après l’Acsel) et que le nombre de sites dédiés explose (de 7500 à 10 900 en France en 2005 selon la Fevad ), il semble rester de la place sur le secteur du paiement électronique pour un acteur comme Google.

La société californienne a annoncé à la fin du mois de février 2006 sur son blog qu’elle mettrait prochainement à disposition du service Google Base sa nouvelle plateforme de paiement. Google Base, service de vente et d’annonces en ligne, est l’un des tous derniers projets lancé par Google en 2005. Il permet à chaque internaute de diffuser librement et gratuitement du contenu via la base de données mise à disposition par le moteur de recherche. Pour chaque contenu mis en ligne, une page de présentation disposant de sa propre adresse (URL) est générée automatiquement. Offres d’emploi, annonces immobilières ou automobiles, appels d’offre, recettes de cuisine, cours universitaires ou œuvres caritatives : tout peut et doit, selon Google, transiter par Google Base. La force de cet outil est qu’il est accessible aux débutants puisqu’il permet une mise en ligne facile des produits. Pour les professionnels, Google Base va plus loin : un système d’intégration de masse permet aux entreprises de placer directement leurs nombreux contenus en ligne. Elles n’ont qu’à soumettre leurs produits sous la forme d’un flux XML pour que l’enregistrement se fasse de façon automatique. L’ambition de Google, via Google Base, est de mettre rapidement et simplement en contact ceux qui recherchent une information ou un produit avec ceux qui la ou le proposent. Tout va dans ce sens : une page Web par produit, une adresse email dédiée valable le temps que l’annonce est en ligne, etc. Aujourd’hui, Google cherche à créer une synergie entre Google Base et son nouveau service de paiement en ligne et c’est là que les dirigeants d’Ebay risquent de commencer à se faire du souci. Google aurait comme ambition de développer une plate-forme de paiement d’e-commerce avec des tarifs agressifs inférieurs à ceux de PayPal (0,25 dollar de frais et 2,5 % par transaction pour Google contre 0,30 dollar et 2,9 % pour son concurrent)[2]. Le service Google Base serait donc destiné à venir concurrencer Ebay non seulement pour publier des annonces mais aussi pour faciliter les transactions à travers le système de paiement en ligne développé par Google. L’ajout d’une option de paiement en ligne dans Google Base transformerait ainsi le moteur de recherche en une véritable plate-forme d’e-commerce. « Cette fonction constituera pour les acheteurs un moyen pratique et sécurisé d’acquérir des articles avec une carte de crédit », soulignent deux responsables de Google sur le blog de Google Base. Google confirme ainsi sa volonté de s’imposer sur le marché de la vente en ligne et donc de diversifier ses sources de revenus. Mais les ambitions de Google sur le marché de la vente en ligne ne s’arrêteraient pas là comme nous allons le voir maintenant.

Le Financial Times, dans son édition du jeudi 16 Mars 2006, évoquait un projet de lancement par Google en Europe d’un service destiné aux commerces de détail, qui permettrait de vendre des produits en ligne. Une rumeur enfle donc aujourd’hui autour d’un projet d’un « centre commercial virtuel » que Google pourrait ouvrir sur le vieux continent.

Le déploiement de cette plate-forme pourrait s’appuyer sur le fonctionnement de Google Base et sur le système de paiement en ligne que nous avons présenté précédemment. Google pourrait ainsi investir le marché européen, le marché américain étant déjà largement occupé par PayPal, qu’il sera très difficile de détrôner. D’ailleurs, Google Base et le système de paiement de Google ne semblent pas encore avoir réussi à décoller aux Etats-Unis où l’on peut considérer qu’ils restent marginaux.

Si d’un coté Google cherche à diversifier ses sources de revenu en ayant notamment comme ambition de devenir une véritable plateforme e-commerce, la société californienne n’oublie pas que d’autres défis l’attendent. En effet, comme nous l’avons vu précédemment, la concurrence des acteurs Internet s’intensifie, avec Yahoo et MSN en tête, qui reprennent à leur compte les facteurs clés qui ont fait le succès de Google : performance du moteur de recherche, liens sponsorisés Adwords, etc. Mais Google ne compte pas laisser ses concurrents marcher sur ses plates bandes sans réagir. Plusieurs éléments nous laisse d’ailleurs penser que le géant californien veuille lui aussi contrer ses adversaires sur leur propre terrain respectif, à savoir devenir un véritable portail multiservice (comme Yahoo) ou encore développer une suite bureautique en ligne (comme Microsoft).

Naturellement, ces nouveaux défis pour Google correspondent à une même stratégie, à savoir d’une part fidéliser sa clientèle d’utilisateurs en proposant un ensemble de services toujours plus complet, et d’autre part accéder à de nouveaux marchés, afin d’acquérir de nouveaux utilisateurs, futurs clients potentiels pour ses nouveaux services, payants notamment


[1] « Paiement électronique : Y’a-t-il de la place pour Google ? », 8 février 2006, www.atelier.fr.

[2] « Rumeur sur Google : retour du PC, centre commercial virtuel », 20 mars 2006, www.silicon.fr.

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Google base, concurrent d’eBay ?

Google Base est l’un des tout derniers projets lancé par Google. Il permet à chaque internaute de diffuser librement et gratuitement du contenu de son choix via la base de données mis à disposition par le moteur de recherche.

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