Archive pour Stratégie Google


      

Dossier Google : La stratégie décryptée du moteur

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« Organiser l’information mondiale et la rendre universellement accessible et utile à tous », telle est la mission pharaonique que s’est fixée la société lors de sa création en 1998.

Google est le moteur de recherche le plus utilisé à travers le globe et la première régie publicitaire en ligne mondiale.

Mais comment un simple projet de recherche de deux étudiants de Stanford est devenu en l’espace de 9 ans la société la plus plébiscitée et la marque la plus puissante au monde, devant les Microsoft, Coca-Cola et autre IBM?

Pour comprendre les choix stratégiques de Google et vers quels objectifs futurs veut tendre la société, il convient de revenir sur les différentes étapes clés qui ont fait son succès :

Bonne lecture.

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Les jeux vidéo dans la ligne de mire de Google

Google vient de déposer un brevet visant à permettre l’étude et l’analyse du comportement des internautes lorsqu’ils jouent en ligne afin d’en établir un profil personnalisé. Cela dans le but de permettre aux annonceurs publicitaires de mieux connaître les habitudes de leurs consommateurs afin de mieux les cibler.

Les données récoltées par Google relevant de caractéristiques comportementales comme l’agressivité dans le jeu, l’hostilité ou la malhonnêteté pourraient ainsi être stockées pour une utilisation future.

Sue Charman, membre de l’Open Rights Group, organisation britannique en charge des défenses des droits et des libertés sur la toile a déclaré qu’elle «comprenait pourquoi [Google] était intéressé par ce domaine mais que cela serait profondément perturbant qu’une compagnie détienne des profils psychologiques».

Un brevet a par ailleurs été déposé par Google à ce sujet le mois dernier aux USA et en Europe. Ce dernier précise la volonté de et la stratégie recherchée: «Les personnes qui jouent en réseau comme dans Second Life ou World Of Warcraft seraient particulièrement intéressantes à cibler car elles interagissent avec d’autres joueurs et leurs décisions de jeu reflètent probablement leurs comportements dans la vie réelle».

La description du brevet va encore plus loin en précisant les différents types de comportements psychologiques (Brusque, violent, poli, discret…) et sociologiques (Coopératif, individualiste, belliqueux) que peut adopter chaque joueur en fonction d’une situation.

L’information pourrait ainsi être utilisée pour rendre la publicité à l’intérieur des jeux plus «percutante pour le joueur», a déclaré Google.

Un joueur qui passe beaucoup de temps à explorer dans un jeu « pourrait être intéressé par des vacances, le système lui proposerait alors des publicités ciblées sur des voyages » alors que des joueurs passant beaucoup de temps à discuter via les IRC (Internet Relay Chat) pourraient voir sur leurs écrans des publicités pour des téléphones portables. Le système pourrait également faire de la publicité pour Pizza Hut, Coka Cola ou encore du café après deux heures de jeu ininterrompues.

World Of Warcraft version Google

Contacter par le Guardian, Google a déclaré qu’il n’avait pas de plan à court terme quant à une sortie de cette technologie, et que ce brevet n’est qu’un parmi les nombreux déposés par la firme de Mountain View. « Google enregistre de nombreux brevets sans pour autant vouloir tous les utiliser » a déclaré un porte-parole.

Après le rachat de la société AdScape en Mars dernier, on voit la stratégie de Google se dessiner petit à petit dans l’univers des jeux vidéos. Cependant, un des freins majeurs pour Google restera la confidentialité des données et la protection de la vie privée des joueurs.

« De plus en plus de jeux sont optimisés pour la publicité, mais la confidentialité devrait être prédominante. Consommateurs, annonceurs et industrie de la publicité sont sensibles à la protection de la vie privée. Vous ne pouvez vous permettre d’être vague dans ces domaines-là » a déclaré Justin Townsend, responsable exécutif d’IGA, une entreprise spécialisée dans la publicité dans les jeux vidéos.

Le marché la publicité dans les jeux vidéos est évalué à $500 millions en 2007, et devrait atteindre $2 milliards en 2010 selon les experts.

À titre indicatif, World of Warcraft, l’un des jeux en ligne les plus populaires au monde compte 8 millions de fans à travers le globe (Cotisation mensuelle par joueur, $18). Second Life compte pour le moment 5 millions de joueurs enregistrés pour 1,2 millions de joueurs réguliers (Possibilité de louer son île pour $300 par mois).

Voilà de quoi attirer les convoitises des régies publicitaires, et principalement du numéro un mondial de la publicité en ligne, Google, qui nous ferait presque oublier pour le coup qu’il était initialement simple moteur de recherche.

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Google rachète DoubleClick pour $3,1 milliards

google-rachete-doubleclick.pngLa rumeur allait bon train mais c’est maintenant officiel, Google, avec le rachat de la régie publicitaire signe le plus gros deal de son histoire. Mais pour comprendre cette acquisition, revenons sur les débuts de DoubleClick, l’une des premières régies Internet du 20e siècle.

DoubleClick, créée en 1996 par Kevin O’Connor et Dwight Merriman a Ă©tĂ© l’une des toutes premières rĂ©gies sur Internet Ă  proposer la vente d’espaces publicitaires Ă  ses clients avec outils d’analyse des performances. BĂ©nĂ©ficiant de l’engouement de la bulle Internet, la sociĂ©tĂ© a vu ses profits s’envoler littĂ©ralement pour devenir quelque temps plus tard une compagnie valant plusieurs milliards de dollars.

En 1999, DoubleClick rachète Abacus Direct, une agence spécialisée dans le stockage de données utilisateurs et commence alors à inquiéter la communauté Internet qui craint une exploitation des données confidentielles dans le but de les revendre à des tiers.

En Juillet 2001, Kevin Ryan, alors Chief Executive Officier de DoubleClick, donnait une interview au JDN. Extraits choisis :

Vous considérez-vous comme un leader?
Sur notre mĂ©tier de “Marketing infrastructure”, nous sommes de loin les leaders et nous pesons quatre Ă  cinq fois plus que le deuxième. Mais il faut tous les jours continuer Ă  investir, crĂ©er de nouveaux produits et prendre des risques, parce que ça peut changer très vite. C’est pour ça qu’on reste agressifs et ambitieux.

Quel regard portez-vous sur l’industrie de l’Internet en gĂ©nĂ©ral? Vous affirmez souvent que ses bases sont solides…
Oui, elles sont solides, mais il y a trop de sociĂ©tĂ©s pour l’instant. Beaucoup vont fusionner ou tomber en faillite. C’est Ă©videmment un processus assez difficile et il n’est pas terminĂ©. Mais pour l’industrie, il est mieux d’avoir des sociĂ©tĂ©s assez solides pour investir et ayant de bons produits.

Avec les inquiĂ©tudes grandissantes de la communautĂ© Internet sur la protection des donnĂ©es personnelles, la naissance de “class-action lawsuits” et l’eclatement de la bulle Internet qui approche, DoubleClick commence Ă  enregistrer des pertes financières et rĂ©duit ses effectifs en 2001. La sociĂ©tĂ© rĂ©sistera cependant Ă  l’explosion de la “bulle”.

En 2005, le fond de pension américain Hellman & Friedman, alors actionnaire majoritaire, négocie la revente d’Abacus à Epsilon Interactive.

Le 13 Avril 2007, Google rachète DoubleClick et par la même occasion l’une des plus grandes bases de données utilisateurs au monde. Avec les outils développés par DoubleClick comme la technologie DART, Google, espère ainsi tirer profit des dernières innovations et du savoir faire de DoubleClick en terme de publicités interactives, de gestion de campagnes en ligne et d’utilisation de Rich media.

« Notre vision a toujours été de rendre la publicité sur Internet meilleure, moins intrusive, plus performante et plus utile. Avec DoubleClick, Google va rendre l’Internet plus efficace pour les utilisateurs, annonceurs et diffuseurs », a déclaré , co-fondateur et président de Google.

Aujourd’hui encore, la société DoubleClick bénéficie d’une mauvaise image sur Internet due à sa politique de gestion des cookies qui enregistrent les habitudes et le comportement des internautes dans l’objectif de revendre les informations aux clients. D’ailleurs, de nombreux logiciels anti-pub considèrent aujourd’hui les cookies de DoubleClick comme des spyware.

DoubleClick compte actuellement 1,200 employĂ©es, 17 bureaux repartis dans 10 pays et plus de 1,500 clients parmi lesquels Microsoft, General Motors, Coca-Cola, Motorola, L’Oreal, Palm, Visa USA, Nike, Ford et Carlsberg.

Lire le CP

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Rumeur: Google intéressé par le rachat de DoubleClick

Mise à jour du 14 Avril 2007: La rumeur est confirmée, Google vient de racheter DoubleClick pour $3,1 milliards.

Il semblerait que ne soit pas la seule compagnie à s’intéresser de près à la société Internet DoubleClick.

Cette société, spécialisée dans les solutions de publicités interactives et le marketing online, compte plus de 1500 clients parmi lesquels quelques grands noms de l’Internet et de l’Industrie comme Meetic, Ciao!, Ford ou encore Durex.double-click.jpg

Le , qui rapporte l’information, indiquait la semaine dernière que DoubleClick cherchait acquéreur et aurait engagé la banque d’investissement Morgan Stanley pour trouver un acheteur. Plusieurs entreprises ont été citées dans ce dossier parmi laquelle Microsoft qui serait près à débourser d’après le WSJ $2 milliards pour en prendre le contrôle. et la division d’AOL, , seraient également en négociation avec la compagnie basée à San Francisco.

, dont le cœur d’activité est très étroitement lié à celui de DoubleClick est également mentionné dans le dossier. Le moteur de recherche pourrait y voir un intérêt stratégique, dans le sens ou il pourrait tirer profit des dernières innovations et du savoir faire de DoubleClick en terme de publicités interactives, de gestion de campagnes en ligne et d’utilisation de Rich media. Peut-être une branche professionnelle d’ pour certains annonceurs Google?

Comme à son habitude, le porte-parole de Google a déclaré que le moteur ne souhaitait pas commenter les et les spéculations du marché. C’est également ce que le moteur avait déclaré peu de temps avant qu’il annonce officiellement le rachat dans la même journée d’Adscape Media et Trendalyzer. Si la rumeur se confirmait, nous assisterions probablement au plus gros deal de Google, faisait suite à l’acquisition de , pour $1,65 milliards.

Le groupe Hellman & Friedman, propriétaire de la dite société devrait annoncer le nom du futur acquéreur dans les prochains jours.

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Google lance son système de Pay-Per-Action

Conscient des limites de son système de liens sponsorisés qui facture un annonceur pour chaque clic effectué, Google cherchait depuis un petit moment déjà à développer un système ou l’annonceur ne serait facturé que lorsque l’internaute effectue une action précise.

Voila chose faite, avec le lancement d’un nouveau service qui sera prochainement intégré aux plateformes Adsense et Adwords.

Aujourd’hui, chaque annonceur qui utilise Google Adwords pour diffuser ses publicités sur les sites de Google et sur son réseau de partenaires (Membres Adsense) se voit facturer un certain montant à chaque clic sur la publicité. Le problème avec ce système est qu’il est difficile de mesurer le ROI (Return On Investment) de chaque campagne en ligne. De plus, la fraude au clic peut rebuter les plus sceptiques.

Grace à ce nouveau système, dit de Pay-Per-Action (Paiement à l’action), chaque annonceur pourra déterminer pour quelle action il souhaite être facturé par Google. Cela pourra prendre la forme d’un remplissage de formulaire, l’achat d’un produit ou l’abonnement à une newsletter. L’annonceur choisit le montant qu’il désire attribuer pour chaque action réalisée.

Les diffuseurs décident ensuite quelles campagnes ils souhaitent diffuser sur leurs sites, en fonction de l’action définie par chaque annonceur, et naturellement du prix fixé par ce dernier lorsque l’action est accomplie.

Ce système est actuellement en version béta et n’est valable que pour les Etats-Unis, le temps pour Google de roder sa plateforme. Notons cependant que ce système n’est pas destiné à remplacer intégralement le système actuel de liens au coût-par-clic, mais viendra plutôt compléter l’offre publicitaire de Google.

Pour les annonceurs, le service se nomme pour l’instant Per-Per-Action (Beta).

Pour les diffuseurs, il se nomme Adsense Referrals Beta.

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